Guide pratique · 2 min
Concevoir un événement plus neuro-inclusif
Réduire la surcharge, rendre le programme prévisible et offrir des modes de participation variés sans demander de justification publique.
Sommaire de ce dossier
L’essentiel pour décider
Rendez le déroulé prévisible, réduisez les stimulations inutiles et proposez plusieurs façons de contribuer. Les besoins doivent pouvoir être signalés sans justification publique.
Rendre le déroulé prévisible
Partagez les horaires, lieux, déplacements, formats, pauses et personnes de contact. Signalez les séquences très sonores, les changements rapides et les moments où une participation orale est attendue.
Maîtriser les stimulations
Observez lumière, bruit, densité, température et signalétique. Prévoyez un espace calme réellement accessible, des pauses régulières et une possibilité de s’éloigner sans devoir expliquer sa situation devant le groupe.
Varier les modes de contribution
Combinez réflexion individuelle, écrit, binômes, petits groupes et prise de parole volontaire. Donnez les consignes sous plusieurs formes et laissez un temps suffisant pour les lire avant de lancer l’activité.
Former l’équipe d’accueil
Expliquez comment orienter sans infantiliser, répondre à une demande de pause et éviter les injonctions à participer. Un référent doit pouvoir adapter le déroulé sans exposer la personne concernée.
Recueillir les besoins avec discrétion
Utilisez un canal confidentiel, demandez seulement ce qui aide à agir et limitez la diffusion. Après l’événement, mesurez l’expérience sans chercher à identifier les participants.
Vérifier l’expérience avant l’invitation
Complétez chaque ligne avec un responsable et une date de validation. Conservez la preuve dans le dossier partagé du projet.
| Point à décider | Preuve ou information attendue | Écueil à éviter |
|---|---|---|
| Prévisibilité | Programme écrit, consignes et changements annoncés | Multiplier les surprises sans moyen de préparation. |
| Environnement | Espace calme identifié, lumière et son contrôlés | Présenter une zone bruyante à l’écart comme un espace de repos. |
| Participation | Modalités écrites ou orales et pauses accessibles | Exiger une prise de parole publique pour contribuer. |
Questions pratiques
Faut-il demander un diagnostic aux participants ?
Recueillez les adaptations utiles au programme par un canal discret, sans imposer une exposition de la situation personnelle. Prévoyez des conditions lisibles et plusieurs modes de contribution dès la conception.
Comment préparer une zone calme ?
Choisissez un espace repérable, accessible et compatible avec un retrait temporaire. Indiquez son usage et évitez d’y programmer des réunions. Vérifiez bruit, éclairage et possibilité de rejoindre ensuite les séquences.
Checklist opérationnelle
Utilisez cette liste avant la validation finale et consignez le responsable ainsi que la preuve attendue pour chaque point.
- Programme prévisible transmis
- Bruit et lumière observés
- Espace calme disponible
- Modes de contribution variés
- Équipe d’accueil préparée
- Canal confidentiel proposé
Poursuivre avec les guides associés
- Préparer des documents et présentations accessibles pour un événement : Structurer les supports, décrire les visuels, vérifier la lecture des documents et fournir des alternatives utiles avant un séminaire.
Mettre ce guide en situation
Ces scénarios éditoriaux permettent d’appliquer les critères du guide à des contextes et des tailles de groupe différents.
- Services de santé collaboratifs à Montpellier : 60 à 220 personnes
- Leadership et dialogue à Utrecht : 16 à 56 personnes
- Onboarding européen à Valence : 18 à 65 personnes